Adopter un véhicule électrique (Part I)

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Adopter un véhicule électrique (Part I)

Adopter un véhicule électrique (Part I)
Conséquences de la pollution de l’air

Lors du Grand Confinement de 2020, nous avons tous remarqué et apprécié la nette amélioration de la qualité de l’air, en lien direct avec l’arrêt des activités humaines, dont la réduction importante de la circulation routière, très polluante dans les centres villes.

La pollution de l’air est devenue la première cause de décès dans le monde et affecte la santé des enfants, des personnes fragiles ou âgées. Les particules ultrafines PM<0,1 non stoppées par aucuns filtres à particules, traversent la paroi des alvéoles pulmonaires et pénètrent dans le sang, qui l’achemine dans tout l’organisme : vaisseaux, cœur, cerveau, placenta… Ces particules entrainent un stress oxydatif qui détériore les protéines et l’ADN des cellules, comme le font les radiations nucléaires.

Ce phénomène est responsable de la survenue d’embolies pulmonaires, d’infarctus, de BPCO, d’AVC, de cancers, etc. chez des personnes non fumeuses de moins de 50 ans, d’asthme, de leucémies chez l’enfant, d’accouchements prématurés chez la femme enceinte, etc. En ville, habiter à moins de 75 m d’une avenue très fréquentée, double le risque de survenues de ces maladies, par rapport à ceux qui habitent à plus de 500 m.

L’augmentation de la fréquence et de la durée des étés caniculaires, des incendies de forêts, des inondations, des tempêtes catastrophiques, dont l’année 2019 a été un exemple frappant, soulignent le caractère urgent de l’action pour arriver à une neutralité carbone le plus tôt possible.

Rouler en véhicule électrique (VE) fait partie des solutions. C’est déjà une réalité pour de nombreux automobilistes. Notre comportement d’aujourd’hui aura des répercussions sur l’avenir. Faisons en sorte qu’elles soient positives.

Loin des idées reçues, notamment en ce qui concerne les coûts et l’autonomie, c’est une solution adaptée aux besoins quotidiens, avec une vraie polyvalence pour de nombreux modèles.

Comparé aux véhicules thermiques (VT), essence, diesel ou hybrides, un véhicule électrique n’a pas de pot d’échappement et n’émet aucun gaz nocif en roulant. Le surplus d’émission de CO2 lors de la fabrication des batteries est moindre que celui du à la production d’électricité pour raffiner le pétrole. Un VE et un VT sont polluants avant même d’avoir roulé, mais pour le VT, cela va continuer.

Grâce au freinage régénératif le véhicule combine intelligemment frein moteur et freinage classique, non seulement la batterie peut récupérer de l’énergie en roulant, mais les freins produisent 4 fois moins de particules que les autres véhicules. Devoir changer des plaquettes usées devient exceptionnel.

Sur la route, dans un bouchon, aucun moteur ne tourne, ne pollue, ni ne consomme de carburant. Les véhicules électriques, classés Crit’Air 0, ne seront jamais interdits dans les ZFE (Zones à Faible Émissions), ni lors de pic de pollution. De nombreuses villes, comme Paris, offre le stationnement gratuit (parfois la recharge) au véhicules électriques, ce qui permet à certains de réaliser des économies substantielles.

Une autre pollution, dont la reprise a surpris nombre d’entre nous le jour du déconfinement, est la pollution sonore des villes. Nous avions fini par apprécier l’absence de bruit des rues. Le silence des véhicules électriques (voitures, mobylettes, camions…) permettrait de retrouver en grande partie ce calme.

Normes européennes et constructeurs automobiles

Depuis début 2020, sous la pression de l’Europe, les constructeurs automobiles doivent réduire l’empreinte écologique de leurs véhicules neufs et de ce fait élargissent l’offre des modèles électriques (200 nouveaux modèles prévus entre 2019 et 2025). S’ils n’atteignent pas pour 2021 le seuil moyen d’émission de 95gr de CO2/km, pour l’ensemble de leur production de voitures, ils devront s’acquitter de millions, voire d’un milliard, d’Euros d’amendes à l’Europe. La santé des citoyens européens n’a pas de prix.

En France, le gouvernement pour aider à la vente de VE vient d’augmenter le bonus écologique à 7.000 € pour l’achat d’un VE neuf pour les particuliers, et à 5.000 € pour les sociétés, qui bénéficient aussi de la suppression de la TVS (Taxe sur véhicules de sociétés).

Se débarrasser par la même occasion d’un vieux véhicule très polluant fait bénéficier d’une prime de 2.500 € (de 5.000€ pour les ménages non imposables) qui s’accumule au bonus. Les personnes vivant dans une ZFE (Zones à Faible Émission) bénéficient d’une surprime de 2.000 €, qui s’accumulent aux autres aides. Mais cette surprime est limitée aux 200.000 premières demandes.

Quant au Malus, pour l’achat d’une voiture neuve thermique, il est considérablement renforcé. Par exemple, le malus d’un VT qui était de 5.500 € passe à plus de 15.000 €.

Véhicule d’occasion et deuxième voiture

Quarante pour cent des foyers français possèdent deux voitures, voire plus. Et si la « deuxième » voiture, celle qui sert pour tous les petits trajets du quotidien, était électrique ? Le marché de l’occasion existe et offre une solution accessible pour un grand nombre d’entre nous. Mais est-ce plus risqué que d’acheter un véhicule thermique ?

Il faut certes d’abord faire vérifier  l’état de la batterie (facile à contrôler au niveau du tableau de bord). Ensuite, il n’y a aucun risque d’avoir à changer boîte de vitesses, embrayage, pot d’échappement, bougies, courroie… puisque ceux-ci n’existent plus dans un véhicule électrique. De ce fait, l’entretien, réduit au minimum, coute environ 80€ par an. Dans un bloc-moteur électrique, il n’y a qu’une dizaine de pièces mobiles, contre des centaines dans celui des VT. Un moteur  électrique peut ainsi avaler 1 million de kilomètres sans souci. Les batteries sont garanties au minimum 8 ans ou 160.000 km. Un constructeur national la propose en location, la garantissant ainsi à vie. En conclusion, non au contraire, il est bien moins risqué d’acheter un VE d’occasion qu’un VT !

Agrément de conduite en VE

Un véhicule électrique offre un confort de conduite inédit. Il n’y a pas de bruits-moteur ni de vibrations, ni d’infrasons qui accentuent la fatigue lors de longs trajets. Les démarrages sont instantanés même en hiver. Il est impossible de caler. Il n’y a qu’un seul rapport (pas de boîte de vitesses) pour une accélération immédiate et lisse pour s’insérer dans la circulation en toute sécurité et dépasser sans crainte des véhicules lents. La conduite en mode « e-Pedal » (disponible selon les véhicules) surprend par son efficacité en ville, permettant de moduler sa vitesse (accélération et freinage jusqu’à l’arrêt, avec la seule pédale d’accélérateur) en toute tranquillité  .

Pour recharger la batterie

Les véhicules offrent différents connecteurs « normalisés ». L’un est compatible avec les prises domestiques du domicile et les bornes AC (courant alternatif) des villes ou des zones commerciales. L’autre permet des « recharges rapides » sur bornes DC (courant continu) sur les grands axes routiers, pour retrouver des centaines de kilomètres d’autonomie, le temps d’une pause. On peut donc recharger chez soi, pendant les courses ou lors de longs trajets. A noter : Recharger chez soi, la nuit quand on dort, ne coute environ que 2€ pour 100 km. Le sujet de la recharge sera abordé dans un prochain numéro.

Ceci est le premier article d’une série dont l’ambition est de vous aider à comprendre comment notre société change et à en tirer bénéfice.
Rendez-vous jeudi prochain.

Un petit fascicule, expliquant succinctement ce qu’un nouvel acquéreur de VE doit savoir sur ce nouvel univers, est à télécharger gratuitement sur notre blog :
https://blog.acoze.org/le-livret-acoze-vehicule-electrique-ce-quil-faut-savoir/

En cliquant sur l’onglet « Documents », vous trouverez aussi d’autres documents pratiques à télécharger ou commander des disques de courtoisie.


2 Comments

Adopter un véhicule électrique (Part II) – Le blog de l'ACOZE

juin 4, 2020at 9:29

[…] Premier article : Adopter un VE (Part I). […]

Adopter un véhicule électrique (Part III) – Le blog de l'ACOZE

juin 11, 2020at 10:48

[…] Articles précédents : Adopter un véhicule électrique (Part II) Adopter un véhicule électrique (Part I) […]

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